Subvercité Wed, 28 Jun 2017 13:28:05 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.5 Anarchistes et socialistes au Québec avant la Première Guerre mondiale /anarchistes-et-socialistes-au-quebec-avant-la-premiere-guerre-mondiale-2/ /anarchistes-et-socialistes-au-quebec-avant-la-premiere-guerre-mondiale-2/#respond Sun, 07 May 2017 16:02:12 +0000 /?p=4990 Continuer la lecture ]]> Montréal, 1er mai 1906. À la surprise générale, des centaines de personnes d’origines diverses manifestent dans la métropole à l’occasion de la Fête des travailleurs et des travailleuses. Pour la première fois au Québec, des socialistes et des anarchistes prennent la rue ensemble, drapeaux rouges au vent. Leur action prend rapidement de l’ampleur. En l’espace de quelques années, Montréal devient l’un des principaux foyers d’agitation ouvrière au Canada grâce à leur implication dans le syndicalisme et l’action politique.

À travers cette conférence, nous tenterons de mieux comprendre de quelles façons les idées socialistes et anarchistes ont pu prendre racine au Québec avant la Première Guerre mondiale grâce à la mobilisation de ces militant-e-s. Nous mettrons en relief la diversité et la convergence de leurs pratiques politiques, de même que leurs liens avec d’autres militant-e-s révolutionnaires disséminé-e-s à travers le monde.

Par Mathieu Houle-Courcelles, doctorant en histoire Montréal.

La conférence dure 1 heure 8 minutes.

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Show macho, les féministes se font entendre /show-macho-les-feministes-se-font-entendre/ /show-macho-les-feministes-se-font-entendre/#respond Mon, 03 Apr 2017 00:21:47 +0000 /?p=4987 Continuer la lecture ]]>

le 1 er avril 2017 au soir un groupe de jeunes féministes est allé devant le bar L’Anti pour s’exprimer sur le fait que le groupe rap Black Taboo, connu pour son contenu misogyne et violent, était en spectacle ce soir-là malgré les contacts tentés avec les propriétaires avant la soirée, l’attitude de ceux-ci a plutôt été très arrogante, et durant la manif, BT et l’Anti Bar ont fait un direct sur Facebook, suscitant les injures et les moqueries de leur clientèle…

On peut en voir un exemple sur place, dans cette vidéo…

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Fuck la Grande-Allée /fuck-la-grande-allee/ /fuck-la-grande-allee/#respond Thu, 09 Mar 2017 12:30:19 +0000 /?p=4952 Continuer la lecture ]]>

La Grande-Allée, c’est 250 mètres de bars, d’hôtels et de restaurants. Un passage obligé pour tous les touristes. La Grande-Allée c’est aussi l’oeil du cyclone de la violence, le règne de commerçants subventionnés geignards et le lieu de débauche de la mafia et du parti libéral (l’un n’excluant pas l’autre). C’est le marais de Québec.

Elle existe comme une principauté hors de la ville. À l’est, c’est l’Assemblée Nationale, symbole de corruption. Au nord, c’est l’infâme édifice G avec ses insupportables couloirs de vent. Au sud, le vide des Plaines d’Abraham. Et à l’ouest, des édifices patrimoniaux dont les ruines défient la gravité.

Têteux de subventions libertariens

La Grande-Allée ne pourrait pas exister sans l’affluence de fonds publics. Elle fonctionne essentiellement grâce à l’intense perfusion de l’argent provenant des hausses de tarifs dans des festivals qui animent les plaines d’Abraham.

Regardez la liste des partenaires du Festival d’Été, du Carnaval, de la Fête nationale et du Jour de l’An à Québec: Les gouvernements du Québec et du Canada, la ville de Québec, l’office du tourisme, Radio-Canada, Loto Québec, Hydro Québec, la SAQ, le Casino de Charlevoix, Parcs Canada, le Centre des congrès de Québec, Emploi Québec, l’Observatoire de la capitale, le RTC, la société des traversiers, le port de Québec…

Les mangeux de bouffe texturé de CHSLD peuvent rester tranquille: l’argent pouvant vous servir pour avoir de meilleurs soins est utilisé à bon escient, pour bourrer nos bons touristes de foie gras!

Paradoxalement, puisque plusieurs commerces sont de gros clients de la radio poubelle, elles financent un discours économique de type libertarien qui fustige la moindre injection de fonds public dans un projet social.

Cherchez l’erreur.

Une autre façon de socialiser les pertes et de privatiser les profits.

Fréquenté par la mafia libérale

A deux pas de l’Assemblée Nationale, la clientèle s’empiffrant dans les gargotes de la Grande-Allée est constituée d’un grand nombre de politicien-ne-s. C’est un haut lieu de corruption.

D’ailleurs, c’est la qu’Alice Paquet a dit s’être fait violer par un élu libéral. Elle travaillait durant la saison estivale comme hôtesse à l’Auberge Louis-Hébert, un « établissement prisé des politiciens sur la Grande Allée », selon le J de Q. C’est là qu’était hébergé Gerry Sklavounos.

Un soir, Gerry invite Alice à un bar situé à deux pas, l’Atelier, prétextant vouloir parler politique. Après plusieurs consommation, nul besoin de se diriger vers un motel miteux du boulevard Wilfrid-Hamel. Suffit de monter l’escalier de l’Auberge Louis-Hébert. À l’issue de cette première rencontre, Alice à affirmé:

«Il m’a violée assez violemment, j’ai eu besoin de points de suture», raconte-t-elle, ajoutant être rentrée chez elle à pied, en douleur et «démolie».

Rappelons aussi que c’est la que le porcin sinistre de la solidarité sociale, François Blais, a été chahuté par des étudiant-e-s lors du Printemps 2015. Ça s’est passé aux 3 Brasseurs. Cette pâte molle s’était dit victime « d’intimidation ».

Aussi, le bar Dagobert a été condamné en 2012 à rembourser presque un demi million $ au fisc pour une affaire d’évasion fiscale.

Et saviez-vous que le « Maurice Night Club » a été nommé ainsi en l’honneur de Maurice Duplessis, un des politiciens les plus corrompus de l’histoire du Québec? On retrouve dans le même édifice un bouchon nommé le Pot de vin.

Faire l’éloge de la corruption? Vous ne verrez ça nulle part ailleurs que sur la Grande-Allée.

Il y a un tel nombre de crosseurs au pied carré sur Grande-Allée qu’il y a de quoi faire rougir n’importe quel bordel de Macao.

Violence physique

Les banlieusards délicats tremblent de peur chaque fois que des histoires de poignardages sordides à Limoilou sont publiés dans les faits divers.

« Un bougre a estourbi un bourgeois sur la 3e avenue dans le sinistre quartier Limoilou jeudi soir dernier, a l’ombre du chic estaminet Au bacon doré.  Il laisse dans le deuil son comptable et son chien Tipitte ».

Pourtant, c’est de la petite bière par rapport à ce qui se passe chaque semaine sur la Grande-Allée.

En 2010, la conseillère de l’opposition Anne Guérette avait même dénoncé un « problème de violence sur la Grande Allée ». La police avait répondu qu’une escouade parcourt cette artère «pratiquement tous les soirs» afin de mieux contrôler les fêtards.

Le Dagobert a même déjà été forcé de fermer 24 jours suite à une décision de la Régie des alcools alors qu' »en moins d’un an et demi, policiers et ambulanciers sont intervenus plus d’une centaine de fois pour des problèmes de violence, d’ivresse et de désordre. » Une trentaine d’entre eux ont du été transportés d’urgence à l’hôpital.

Entre 2011 et 2012, la police intervient au Dagobert en moyenne une fois tous les 4 jours. Si on ajoute les interventions pour tous les autres commerces, on monte à combien?

Parmi les agressions violentes célèbres, relevons les plus connues: celle impliquant un membre en règle des Hell’s Angels dans une dispute stupide pour avoir un taxi, Kevin Parent qui blamait les tensions « entre Anglais et Français » et une agression raciste sur un sikh.

Le sang coule, et souvent pour de mauvaises raisons, sur l’asphalte de la Grande-Allée.

Qualité de vie des résidents: zéro

Malgré tout, de courageux résidents et de courageuses résidentes résistent et tentent de vivre malgré tout à proximité du cloaque. Els en ont vu de toutes les couleurs.

À part l’insupportable tapage nocturne, les résidences et les voitures stationnées sur la rue sont prises pour cible par les fêtards régulièrement.

« Il n’y a pas une semaine, où l’on ne voit pas une voiture défoncée. J’habite ici depuis 12 ans et malgré des plaintes répétées de plusieurs résidents, rien n’a changé », relate en 2013 une résidente de la rue Saint-Amable (Maintenant Jacques Parizeau).

Les gens du quartier iront même jusqu’à faire un «bed out» en 2014. Un vendredi soir, un grand lit est installé sur le trottoir pour sensibiliser les fêtards.

À bien y penser, il est logique qu’on ait souhaité changé le nom de la rue Saint-Amable pour celui de Jacques Parizeau. Le nom sied bien mieux au flânage de fêtards avinés.

Il y a d’autres endroits en ville ou les dérangements causés par un établissement diurne sont importants. Mais jamais autant qu’à proximité de la Grande-Allée.

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Sauvons la liberté d’expression des trolls! /sauvons-la-liberte-dexpression-des-trolls/ /sauvons-la-liberte-dexpression-des-trolls/#comments Mon, 06 Mar 2017 12:32:11 +0000 /?p=4943 Continuer la lecture ]]>

Mes ami-e-s l’heure est grave. Une grande tendance opposée à la liberté d’expression souffle sur le monde libre.

L’empereur Régis Labeaume fustige les trolls. Quebecor pense à fermer la section commentaire de ses quotidiens. Et comble de tout, Google songe à développer des robots pour bloquer les trolls.

En vérité je vous le dit, nous traversons une période de censure digne de l’Allemagne hitlérienne et de l’Union soviétique réunie.

Pourtant je constate un essoufflement des troupes. Les bataillons des zélottes ardents de la liberté d’expression sont clairsemés lorsqu’il est temps de défendre les trolls. Dans ce grand débat de société, crucial pour la survie de  l’humanité, Baillargeon et Chomsky restent coi.

Pensez-y, des tyrans veulent empêcher ces commentaires:

Merci aux commentaires du Journal de Montréal.

Je suis certain que Voltaire lui-même n’aurait pas hésité à se faire empaler sur une hallebarde barbelée pour le droit sacré des trolls de faire ces commentaires.

Parlant de Voltaire, quoi de meilleur argument qu’une citation d’un type mort depuis 240 ans, citation qu’il n’a jamais prononcée par ailleurs. Je la reproduis ici parce que c’est la coutume lorsqu’on écrit un texte sur la liberté d’expression:

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »

Et toc!

C’est ce type la

La liberté d’expression libérale

Les partisans comme moi de la liberté d’expression absolue, dite libérale, affirmons avec force que tout commentaire est égal à un autre.

« nul ne peut être empêché d’exprimer une idée, une opinion ou subir de conséquences négatives pour l’avoir exprimée », dit Normand Baillargeon.

Et son ami Noam Chomsky d’ajouter

«Si vous n’êtes pas en faveur de la liberté d’expression pour les idées que vous détestez, vous n’êtes pas en faveur de la liberté d’expression du tout.»

Je dis bravo. En effet, pour respecter le principe d’égalité, toutes les prises de parole sont égales. Un commentaire du Journal de Montréal a la même valeur que la déclaration universelle des droits de l’homme. Une opinion en vaut bien une autre.

D’ailleurs on doit saluer le camarade Baillargeon qui est cohérent avec son idée, ardamment défendue, de liberté d’expression libérale dans les universités.

Ainsi, lorsqu’un policitien notoirement corrompu, Jean Charest, vient faire une conférence sur la bonne gouvernance des institutions publiques, Baillargeon a brandi ses petits poings serrés contre les méchants protestataires qui sont allés lui faire fermer la yeule. Alors même que Charest n’apportait rien de nouveau puisque ses idées sont déjà très largement connues et qu’il a été PM pendant 9 ans. Quel courage, quelle lucidité, bravo Norm’!

Normand Baillargeon affirme qu’on doit tolérer toutes les opinions, surtout celles envers lesquelles on est pas d’accord. Que la seule limite, c’est ce qu’il y a déjà dans la loi.

Cette loi qui a par exemple protégé le droit du néo-nazi Ernst Zündel de distribuer un dépliant niant l’existence de l’holocauste. La cour suprême avait tranché:

«Ceux qui publient délibérément des faussetés ne peuvent pas être empêchés, pour cette seule raison, de se prévaloir des garanties constitutionnelles relatives à la liberté de parole»

Aussi, les articles du code criminel sur la propagande haineuse, adopté en 1970, n’ont été utilisés qu’une seule fois.

Le droit de répandre la haine, de terroriser les familles, est heureusement protégé par nos tribunaux. La liberté est sauve, hourrah!

D’ailleurs avec tous ces groupes faisant de la propagande haineuse qui se répandent comme une trainée de poudre, on se demande vraiment à quoi servent tous ces articles de loi inutiles.

Et pour ce qui est des 3 féministes (Judith Lussier, Geneviève Pettersen et Marilyse Hamelin) qui ont cessé d’écrire des articles suite à l’intimidation subie par des trolls, j’aimerais dire à ces femmes que si elles ne sont pas assez endurantes pour sentir la chaleur du soleil de la liberté d’expression, celle de la cuisinière leur paraitra sans doute plus agréable.

Le danger qui nous guette

Si ce vent répressif vient à bout des trolls, on pourrait craindre que cette digue brisée ne soulève les passions au point de poursuivre plus loin la terreur jacobine liberticide.

Alors qu’on aurait victorieusement aboli la liberté d’expression de membres non-influents de notre communauté, les trolls, on pourrait ensuite s’attaquer à des membres influents. Les gros niqueurs et commentateurs politiques par exemple.

Imaginez la catastrophe. Richard Martineau devrait modérer son harcèlement des musulmans. Michel Hébert devrait slaquer la poulie des féministes. Et Éric Duhaime pourrait admettre que les pauvres sont aussi des humains. Vraiment, ce serait terrible.

Surtout que des millions de personnes sont mortes pour la liberté d’expression. Les centaines de braves canadiens fauchés par la gueuse lors du débarquement de Normandie comme les koulaks russes disparus dans l’archipel du goulag. Tous morts pour que les trolls puissent libérer pacifiquement leur haine aujourd’hui.

J’appelle tous les partisans de la liberté d’expression, la Meute comme Normand Baillargeon, à la formation d’une grande union sacrée pour conserver la liberté d’expression. Comme Noam Chomsky et Ezra Levant l’ont déjà fait pour s’opposer à l’article 13 de la Loi canadienne sur les droits de la personne.

Priver un seul individu, aussi privilégié et dominateur soit-il, de son droit sacré de répandre la haine est une atteinte que dis-je un attentat terroriste contre la valeur la plus élevée que la civilisation occidentale n’a jamais inventée, la LIBERTÉ D’ESSPRESSION.

Et les minorités discriminées pourront conserver ce droit que nul ne leur conteste: le droit de garder le silence.

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L’islamophobie est utile /lislamophobie-est-utile/ /lislamophobie-est-utile/#comments Wed, 01 Mar 2017 02:15:28 +0000 /?p=4935 Continuer la lecture ]]> Je n’en veux à personne de vouloir plus d’amour. Mais j’aimerais qu’on cesse d’être naïf: On ne vaincra pas le racisme avec ça, comme font les Calinours.

Avant-hier avait lieu un grand show en faveur de l’unité intitulé Ensemble. Célébrant le métissage, c’est-à-dire le mélange des cultures, le spectacle mettait de l’avant des valeurs de respect et d’amour de ce qui nous est étranger. C’était une réponse au tragique attentat de la mosquée de Sainte-Foy.

À cette occasion, la comédienne Anne-Marie Olivier a lancé la « Déclaration de Québec » donc voici un extrait:

Il nous faut répondre à la haine par l’ouverture à l’autre. Répondre à la folie par la bienveillance. Répondre à l’aveuglement par la solidarité, par l’éducation. Répondre au racisme par l’inclusion. Répondre à la barbarie par la beauté. Répondre à la mort par l’amour.

C’est aussi mon souhait le plus cher. Mais.

Nous sommes en ce moment, depuis septembre 2001 et même avant, dans une sorte d’énorme tempête de haine. Depuis l’attentat et l’élection de Trump, la tension a encore monté d’un cran. Une vague de puissante colère brune, encore plus énorme que toutes les autres vagues que nous croyions pourtant insurmontables, nous enveloppe pour nous asphyxier.

Il y a tant de haine que nous avons l’air de pauvres cons avec nos petites mains pour contenir le tsunami.

J’aime mes camarades. J’aime celles et ceux qui luttent, comme dans un combat désespéré, contre la haine.

Je pense aux camarades du Festival contre le racisme. À Flavia Nascimiento, qui vient de se faire dire de « rentrer chez elle » en pleine rue. À Webster. À Maria Mazza. À la résistance radiophonique de CKIA. J’en oublie excusez-moi.

Vous êtes beaux et braves. Mais pas invincibles.

Dire qu’on peut le vaincre par l’amour laisse entendre que le racisme n’est qu’une erreur. Qu’il s’agit d’une manifestation d’ignorance ou de stupidité. Qu’on peut donc le corriger facilement par des connaissances approfondies sur le moyen-orient ou par des calins gratuits.

Sauf que le monde donne plein d’occasion d’être en colère pour de bonnes raisons: pauvreté sociale, misère économique bref job de cul, mal payé, précarité, indigence, chomage, perte du sentiment de communauté, manque de soins de santé etc. Mettez-en.

Ce sont des problèmes systémiques, qui viennent inclus avec le système économique dans lequel on  vit.

La solution: le racisme

Dans une telle situation, le racisme arrive comme du pain béni pour ceux contre qui notre colère devrait logiquement se retourner: l’élite parasitaire, les banquiers, les gens d’affaires et les politiciens qui, main dans la main, nous accaparent ce qui nous revient.

Quand je dis racisme vous pouvez mettre l’islamophobie et l’antisémitisme la dedans. La conséquence est la même.

Le racisme agit comme un écran de fumée. La classe populaire se divise et s’entre-déchire. Elle mine la solidarité de classe.

Le racisme n’est pas un accident. C’est un leurre. Une protection pour l’élite qui en est consciente ou pas.

Pour vaincre le racisme, il faut mettre de la lumière au bout du tunnel. Un bon emploi. De bons parents. Des services sociaux, école et santé, de qualité. Voilà une bonne façon de lutter contre le racisme. Une meilleure façon que les calins gratuits.

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Manif contre le racisme à Québec : clôture d’un festival /manif-contre-le-racisme-a-quebec-cloture-dun-festival/ /manif-contre-le-racisme-a-quebec-cloture-dun-festival/#respond Mon, 20 Feb 2017 20:47:37 +0000 /?p=4924 Continuer la lecture ]]>

(version originale)

Par Lynda Forgues

C’est une manifestation familiale contre le racisme, l’intolérance et la haine qui était appelée cet après-midi du 18 février, par le REPAC et le Festival contre le racisme de Québec.

Le rassemblement a débuté vers 13h devant l’Assemblée nationale, où des personnes ont pris la parole au nom de plusieurs organismes et communautés de Québec. On pouvait remarquer des familles entières et l’ambiance était pacifique et bon enfant.

L’accueil aux différents discours, très différents entre eux, était aussi chaleureux, en général. Mais par ce temps doux, les gens voulaient surtout manifester, marcher dans les rues du Vieux-Québec. Seul bémol, un gros camion de son au-devant de la manifestation nuisait à la cohésion. Malgré tout, les centaines de personnes scandaient les slogans contre la peur et la haine, contre l’ignorance et pour les appels à l’unité. Les radios de Québec ont aussi été visées, tant par les slogans que par la présence d’une bannière. La marche est passée par le consulat américain, où on y a dénoncé la loi C-23, qui prévoit octroyer aux douaniers américains plus de pouvoirs en sol canadien.

Profilage politique au SPVQ?

Dès le début du rassemblement, la présence policière était imposante, malgré le fait que la manif avait son propre service d’ordre. Non contents d’encadrer la marche devant et derrière, et de bloquer les rues, comme il se doit, le service de police faisait plutôt parader ses agents au cœur de la manif. Selon un communiqué émis par la suite par le SPVQ, c’était pour surveiller «un groupe qui s’était joint à la manifestation».

Un groupe sous surveillance policière Photo – Camille Montfort

C’était une manifestation familiale,  mais les antiracistes comportent aussi un lot de jeunes, des antifas, des anarchistes, des étudiantes et des étudiantes, certains portant des drapeaux.

On a compris que notre service de police est plus à l’aise de faire le service d’ordre pour une manif raciste comme celle du 15 octobre dernier à Québec, alors qu’il s’y crie des propos haineux appelant à la mort des musulmans. Dans ce cas-là, faire des signes d’entente aux Soldiers of Odin, pas de problème, pour les agents du SPVQ.

Mais une manifestation antiraciste légale et annoncée d’avance, avec un service d’ordre amical, ça, c’est un problème. Ça mérite d’être perturbé, pour eux? Après l’arrestation brutale et injustifiée d’un jeune homme, la moitié des manifestants se sont dispersés, ce qui prouve bien qu’il y a là une atteinte au droit de manifester à Québec.

Malgré tout, plus d’une centaine de personnes sont restées jusqu’à la fin, pour un arrêt au Carré d’Youville et jusqu’à l’Assemblée nationale pour entendre d’autres discours.

Cette manifestation mettait un terme à une belle initiative, une nouveauté à Québec : le Festival contre le racisme.  C’est un bilan positif que tire son organisation de cette expérience. «Cette réponse favorable, tant au niveau des artistes que de la participation en général, est pour nous un indice que les luttes antiracistes vont continuer dans la ville au-delà de cette fin de semaine.» Nous ne pouvons qu’espérer que  ce Festival soit répété au courant des prochaines années.

 

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Anarchistes et socialistes au Québec avant la Première Guerre mondiale /anarchistes-et-socialistes-au-quebec-avant-la-premiere-guerre-mondiale/ /anarchistes-et-socialistes-au-quebec-avant-la-premiere-guerre-mondiale/#comments Thu, 16 Feb 2017 02:11:19 +0000 /?p=4920 Continuer la lecture ]]>

Tract annonçant les conférences organisées par le Parti socialiste du Canada à Montréal vers 1911. Source : Institut international d’histoire sociale, Amsterdam

Par Mathieu Houle-Courcelles, doctorant en histoire

Montréal, 1er mai 1906. À la surprise générale, des centaines de personnes d’origines diverses manifestent dans la métropole à l’occasion de la Fête des travailleurs et des travailleuses. Pour la première fois au Québec, des socialistes et des anarchistes prennent la rue ensemble, drapeaux rouges au vent. Leur action prend rapidement de l’ampleur. En l’espace de quelques années, Montréal devient l’un des principaux foyers d’agitation ouvrière au Canada grâce à leur implication dans le syndicalisme et l’action politique.

À travers cette conférence, nous tenterons de mieux comprendre de quelles façons les idées socialistes et anarchistes ont pu prendre racine au Québec avant la Première Guerre mondiale grâce à la mobilisation de ces militant-e-s. Nous mettrons en relief la diversité et la convergence de leurs pratiques politiques, de même que leurs liens avec d’autres militant-e-s révolutionnaires disséminé-e-s à travers le monde.

Conférence Anarchistes et socialistes au Québec avant la Première Guerre mondiale

28 février à 19h, Librairie St-Jean-Baptiste.

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Regards sur la frontière États-Unis – Mexique /regards-sur-la-frontiere-etats-unis-mexique/ /regards-sur-la-frontiere-etats-unis-mexique/#respond Sat, 11 Feb 2017 18:17:19 +0000 /?p=4915 Continuer la lecture ]]> Alors que Trump veut construire un mur entre les Etats-Unis et le Mexique, il n’est pas toujours facile de comprendre cette question. Voici trois visions ou explications du phénomène:

1.Best of luck with the wall (un film de fait de 200 000 images satellites google, qui permet de saisir un peu mieux l’objet géographique de la frontière)

2. Une chronique de Baptiste Piguet à Québec Réveille sur CKIA qui explique le projet de Trump

3. M.A.M.O.N un court-métrage mexicain plein d’humour de Ale Damiani.

 

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Radical Monarchs : des girls-scouts radicales /radical-monarchs-des-girls-scouts-radicales/ /radical-monarchs-des-girls-scouts-radicales/#comments Sun, 22 Jan 2017 13:59:25 +0000 /?p=4898 Continuer la lecture ]]>

Qu’est-ce que tu fais si tu es mère ou père issu.es de la communauté afro-américaine ou latino, que tu vis à Oakland en Californie (ville où s’est fondé le Black Panther Party) et que ta fille te demande d’intégrer un club de girls-scout traditionnel? C’est simple, tu crées ton propre club de girls-scout, un club radical, féministe et destiné aux filles des communautés afro-américaine et latino de Oakland: les Radical Monarchs.

Voici un joli petit reportage (malheureusement uniquement en anglais) sur l’histoire des Radical Monarchs. Joli certes, mais qui met mal à l’aise quand on se rend compte que ces petites filles, d’environ une dizaine d’années, ont un discours plus structuré que des militant.es de 35 ans.

 

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Subvercité lance les Pensées sauvages IV /subvercite-lance-les-pensees-sauvages-iv/ /subvercite-lance-les-pensees-sauvages-iv/#respond Fri, 20 Jan 2017 16:11:19 +0000 /?p=4891 Continuer la lecture ]]>

Le collectif Subvercité vous invite à la quatrième édition des Pensées sauvages.

La peur du peuple – Agoraphobie et agoraphilie politiques

Lundi 23 janvier, 19h15, 710 rue du Roi, La Page noire

Conférence et discussion avec Francis Dupuis Déri

Zapatistes, altermondialistes, Indignés, Occupy, Printemps érable et Nuit debout. Alors que ces mouvements populaires sont présentés par certains comme l’incarnation de l’idéal de la démocratie directe, d’autres n’y voient que des mobilisations certes sympathiques mais insignifiantes, quand ils ne tentent pas de les discréditer en les associant à la violence.

S’appuyant sur une très bonne connaissance de ces expériences politiques ainsi que de l’histoire des pratiques démocratiques, y compris hors de l’Occident, Francis Dupuis-Déri propose une réflexion inspirée et critique. Il présente de manière dynamique la lutte entre l’agoraphobie et l’agoraphilie politiques, soit la haine et l’amour de la démocratie directe, dévoilant les arguments et les manœuvres des deux camps. Il discute aussi du rapport délicat entre le peuple assemblé à l’agora pour délibérer (le dêmos) et celui qui descend dans la rue pour manifester, voire pour s’insurger (la plèbe). Cet ouvrage à la fois original et provocateur est d’autant plus stimulant qu’il se situe à la croisée des chemins entre la philosophie politique, l’anthropologie et la sociologie.

Anarchisme 2.0 – L’anarchisme social depuis mai 1968

Mardi 31 janvier, 19h15, 565 rue Saint-Jean, Librairie Saint-Jean-Baptiste.

Conférence et discussion par Phébus

L’histoire et les grands thèmes de l’anarchisme historique, disons de la Première Internationale à la Révolution espagnole, sont relativement bien connus… Mais qu’en est-il depuis? N’y a-t-il rien de nouveau sous le drapeau rouge et noir? Cet atelier proposera un survol non-sectaire des grandes préoccupations, nouvelles et anciennes, et des grandes luttes qui ont animé l’anarchisme social(*) depuis mai 1968.

(*) Anarchisme social, c’est à dire tous les courants se réclamant de la tradition de lutte collective et de transformation sociale radicale de l’anarchisme historique.

Perspectives critiques et progressistes sur le nationalisme et l’indépendance

Mardi 14 février, 19h15, 710 rue du Roi, La Page noire

Conférence-discussion avec Albert et Olympe

Pourquoi parler de nationalisme en 2017. Pour ajouter de la difficulté à notre propos, nous n’entendons pas discuter du nationalisme conservateur, mais plutôt discuter du nationalisme dans une perspective progressiste. À savoir, est-il encore possible de discuter du nationalisme dans une perspective progressiste? Il est plutôt facile de discréditer les différentes formes de nationalisme conservateur et d’extrême droite ou seulement d’associer toutes formes de nationalisme au conservatisme, mais cela ne nous avanceraient pas forcément et la perspective des Pensées sauvages est plutôt de faire dialoguer les mouvements subversifs afin de créer de l’émulation. C’est dire que nous allons évidement parler de l’indépendance du Québec, mais aussi des identités nationales et des différentes approches progressistes possibles sur le nationalisme et ce dans une perspective critique et d’échanges respectueux.

Anarchistes et socialistes au Québec avant la Première Guerre mondiale

Mardi 28 février, 565 rue Saint-Jean, Librairie Saint-Jean-Baptiste

Conférence-discussion avec Mathieu Houle-Courcelles

Airbnb et l’économie cybernétique : Contribution à l’analyse révolutionnaire de notre époque

Mardi 14 mars, 19h15, 710 rue du Roi, La Page noire

« Bienvenue dans la nouvelle demeure du genre humain. Bienvenue sur les chemins du virtuel ! » écrivait un hystérique en 1996.

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